Parc et
château
de
Trévarez

Foyer inébranlable de la féodalité médiévale pendant des siècles
et jusqu'à la Révolution, le domaine de Trévarez vit se succéder de
nombreux propriétaires jusqu'en 1845, date à laquelle
la famille de Kerjégu l'achète... avec ses 2022 hectares!
En 1894, James de Kerjégu décide la construction du château
qui intègre les progrès techniques de la fin du siècle.
Parallèlement, il aménage un
parc sur les conseils d'architectes paysagistes réputés.
Après la riche vie de la Belle Époque vint la guerre.
Réquisitionné, le château abrite les convalescents des forces d'occupation.
Bombardé par la Royal Air Force, saccagé,
puis pillé, c'est en 1968 que le Conseil général du Finistère
acquiert le château et le parc de 85 hectares.
Depuis le début des années 80, le domaine départemental de trévarez
a vu son parc progressivement aménagé.

Simultanément, des manifestations florales, des événements
et des expositions artistiques ont fait sa renommée.
Lieu de promenade, de découverte,
de culture et d'initiation à la botanique,
Trévarez attire chaque année près de 150 000 visiteurs.
C'est fort de cette riche histoire que le conseil général a décidé, en 1999,
d'investir pour faire de ce domaine départemental
un grand centre de culture scientifique,technique et artistique.
Au coeur de ce projet : le monde végétal, les jardins, les fleurs, les
saisons...
mais aussi le cinéma, la littérature et les arts plastiques.
Projet ambitieux au cœur du vert centre-Finistère qui
se réalisera, progressivement, de 2000 à 2004.
Au service de la connaissance et du plaisir de " l'honnête homme"
du XXI éme siècle.

Des fleurs
toute l'année

Le parc de Trévarez est l'écrin de verdure d'une multitude de plantes à découvrir au fil des saisons,
disséminées dans tout le parc. Le visiteur peut observer la majorité d'entre elles
en empruntant l'allée des quatre saisons, où se succèdent les scènes paysagères.
Dès février débutent les floraisons des camélias (plus de 300 variétés),
des andromèdes, puis celle de milliers de bulbes.
Vient le printemps avec l'épanouissement spectaculaire
des azalées et des rhododendrons botaniques et hybrides.
Le parc en compte plus de 1000 variétés, dont une collection d'azalées qui lui vaut le titre
de Collection Nationale Spécialisée.
En été, fleurissent les hortensias typiques de Bretagne, ainsi que les fuchsias.
C'est ensuite l'automne, les feuillages s'illuminent de tons jaunes, rouges et bruns. Enfin, les tapis de
bruyères échelonnent leurs floraisons de l'hiver à l'été.

Les anciennes écuries

Les anciennes écuries sont aujourd'hui
restaurées et réaménagées.
Elles accueillent les expositions
artistiques
et on y fête les saisons lors de 6
manifestations
florales organisées sur les pelouses
voisines
et au Village des Fleurs.
Après un parcours culturel et
botanique,
elles deviennent un lieu de détente
à l'occasion d'une pause conviviale
au « goûter breton ».
En été, c'est aussi
le point de départ du circuit
du petit train.

Les nouveaux
Jardins

Regroupés autour d'un bassin et
délimités par des charmilles,
quatre nouveaux jardins créés en
1999 occupent une parcelle à l'est du parc.
Chacun porte la
signature d'un paysagiste qui y a
imprimé son style. Le visiteur
déambule ainsi du « jardin des
agapanthes » au « jardin des
miroirs », suit la rivière de schis-
te de « l'entropie » puis s'écrie
« Loup, où es tu? »

Le parcours de l'eau

Longé de charmilles et de tilleuls l'intégrant dans un
aménagement de jardin à l'italienne, le bassin de la
chasse à l'ouest du château marque le départ du
parcours de l'eau. Le bassin s'orne d'étonnantes
sculptures animalières en plomb. La longue allée
gazonnée qui le borde, flanquée de fontaines
contemporaines en schiste, aboutit à une ancienne
carrière d'où se jettent des cascades.
Maîtrisée, l'eau chemine dans les divers espaces
paysagers . Elle s'écoule entre les rocailles, les
gunneras et les tapis de luzule pour aboutir dans
l'étang, à proximité de la chapelle Saint-Hubert.